samedi 28 novembre 2015

L'ART POUR REVITALISER LES QUARTIERS ABANDONNÉS

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http://choqfm.ca/chronique/levolution-des-quartiers-24-mars/



Un quartier dans une ville est une division administrative ou une partie d’une ville ayant certaines caractéristiques ou une unité selon Larousse. Les quartiers d’une ville évoluent en fonction de nombreux facteurs, l’économie, le niveau de revenu de ses habitants, les structures communautaires et sociales disponibles. Aussi après avoir été nouveaux et à la mode, de nombreux quartiers perdent de leur attractivité au long des années. Un quartier naît, grandit et quelquefois meurt remplacé par une autre structure comme une nouvelle zone commerciale ou un aéroport. Quelques artistes et architectes ont utilisé l'art comme moyen pour les rendre de nouveau attractifs.

Dans les villes, avant l’arrivée de la voiture, un quartier se construisait autour d’une communauté. Les personnes ne pouvant se déplacer qu’à pied, toutes les infrastructures étaient accessibles en marchant quelques centaines de mètres. Puis la voiture est arrivée, permettant de se déplacer sur de plus longues distances. On a donc vu apparaître des quartiers aux fonctions spécifiques comme le quartier administratif, le quartier commercial ou le quartier résidentiel.

De nombreux quartiers résidentiels se sont donc retrouvés isolés et sans infrastructures administratives ou commerciales, et certains quartiers attractifs à leur construction mais non entretenus sont devenus des espaces abandonnés des promoteurs et autres fonctionnaires.  

L’évolution d’un quartier passe aussi par son aspect visuel et l’on peut constater qu’un quartier où les maisons sont peu entretenues, les jardins en friche sera moins attractif qu’un quartier avec de jolies maisons fraîchement repeintes et des jardins fleuris.

Certains architectes et artistes ont réussi grâce à la mise en œuvre de projets artistiques à redonner vie à certains de ces quartiers.

Le quartier «the Badlands» North Philadelphia (USA)
L’artiste Lily Yef a travaillé avec des chefs de gang pour créer des parcs et y organiser des évènements. Ils ont peint les espaces abandonnés en commençant par les trottoirs. Tout ceci afin d’apporter un peu de beauté. Ils ont ainsi créé le «Village of Arts and Humanities».

Mass Moca à North Adams, Massachussetts (USA)
Le quartier a commencé à décliner quand une usine électrique a fermé mettant au chômage de nombreux travailleurs. Le lieu est alors abandonné. Thomas Krens alors directeur du «Williams College Museum of Art» qui recherchait un espace suffisamment grand pour exposer des œuvres monumentales s’y est installé. Ce centre artistique a généré une nouvelle économie autour de l’art et permis de redynamiser le quartier avec le soutien des autorités administratives. On a ainsi créé le Mass Moca, l’un des plus populaires musées d’art contemporain aux États-Unis. Pour accueillir les nouveaux visiteurs, on a reconvertit de vieilles maisons en hôtels.

Factory 798 à Beijing/Pékin dans le district Tongzhoi
Le Sonzhang ou «Song Village» a été créé a partir d’un quartier abandonné, plus de 4000 studios pour artistes ont été créés avec des galeries et des espaces de travail permettant de redonner vie à ce quartier.
www.798district.com/

En europe, l’un des plus beaux exemples est Bilbao avec le musée Guggenheim dessiné par Frank Gehry qui a totalement redynamisé la ville entière.



mardi 10 novembre 2015

RÉNOVATION DES TOURS D’HABITATION DE TORONTO (Tower Renewal Project)

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http://choqfm.ca/chronique/les-tours-dhabitations-de-toronto-font-peau-neuve-19-mars-2015-2/

A Toronto de nombreux résidants vivent en appartement dans des immeubles. Ces tours sont responsables de plus de 20% des gaz à effet de serre émis par la ville. Parmi toutes ces tours, plus de 1000 ont été construites entre les années 1950 et 1970 et ne correspondent plus aux standards en matière d’isolation, de chauffage et de ventilation. C’est pourquoi, en 2008, souhaitant réduire le niveau de ces gaz, le maire de Toronto, David Miller décida de lancer un projet de rénovation des tours d’habitation (Tower Renewal Project).

Il s’est étalé sur trois ans et son but était de recouvrir d’isolant l’extérieur des tours, de remplacer les fenêtres, les toits et les balcons. Ce projet ciblait particulièrement les immeubles des quartiers défavorisés comme Parkdale, St James Town, Jane/Finch.
La ville a donc complété son action en y ajoutant une dimension sociale et communautaire inscrivant ce projet dans un plan plus large incluant le développement des espaces verts, dont certains réservés à l’agriculture urbaine, la création d’espaces commerciaux et une meilleure connexion au système de transport public.

Le projet a été bénéfique :
  • pour l’environnement en permettant la réduction des gaz à effet de serre de 5%.
  • pour ses habitants en réduisant la facture énergétique de 50%
  • pour la communauté, grâce à l’aménagement d’espaces verts et création de jardins communautaires ainsi que l’organisation d’événements sociaux et culturels
  • pour l’économie en créant des emplois locaux, en recrutant localement les ouvriers nécessaires sur les sites et en permettant le développement commercial


Un nouveau plan stratégique a été mis en place en 2011 avec un potentiel de 1200 immeubles à rénover. Les objectifs du plan stratégique sont :
  • un environnement plus propre et plus sain
  • des apports sociaux et culturels afin de bâtir des communautés plus fortes
  • renforcer l’activité économique locale

En 2015, le programme a été restructuré pour renforcer la dimension communautaire et le partenariat avec les propriétaires et les autres intervenants. Pour le gérer la ville a créé l’unité de revitalisation des tours et des quartiers (Tower and Neighbourhood Revitalization Unit).


Le programme STEP permet aux propriétaires d’atteindre leurs objectifs d’optimisation énergétique de leur immeuble en les accompagnant avec un processus par étape pour les différents éléments : l’eau, les ordures, les opérations, la sécurité, la communauté et l’énergie

De nombreux projets peuvent être reliés au projet de rénovation comme l’approvisionnement alimentaire, la prise en charge des nouveaux arrivants et des aînés, la gestion des logements, l’animation de la communauté, la gestion des ordures, etc…

En apportant des services supplémentaires et en améliorant l’environnement et la qualité de vie des habitants tous ces projets permettent de bâtir une communauté où chacun peut trouver sa place et développer des liens avec les autres membres de la communauté et les nombreuses associations partenaires de ces projets.



jeudi 21 mai 2015

PORTES OUVERTES de TORONTO

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http://choqfm.ca/chronique/portes-ouvertes-vu-sous-un-angle-ecologique-8-mai-2015/

Doors Open les 23 et 24 mai 2015

L’événement les portes ouvertes de Toronto est l’opportunité de découvrir de nombreux sites et bâtiments fermés le restant de l’année. C’est plus de 155 sites qui seront accessibles au public.
Pourquoi cette année, ne pas l’aborder sous l’angle du développement durable. Je propose 3 types de sites, les jardins et parcs, les bâtiments ayant la certification LEED et enfin les sites industriels qui vous permettront de découvrir d’où provient l’énergie ou l’eau que nous utilisons à Toronto.

La Ferme communautaire Black Creek
Elle a été inaugurée en 2013 dans la communauté de Jane et Finch à proximité de l’université de York. C’est la plus grande ferme urbaine à Toronto. Elle couvre une superficie d’environ 3 ha (7 acres) C’est un partenariat entre Everdale, Foodshare et Afri-can Food Basket. Elle a pour mission d’éduquer, de former et bien sûr de produire des fruits et légumes. On y cultive toutes sortes de fruits et légumes biologiques en plein champs ou sous serre. On y proposent également plusieurs programmes d’insertion pour travailler ensuite dans le secteur alimentaire.

High Park - Serres de production (Production Greenhouses)
La ville de Toronto gère deux serres qui fournissent l’ensemble des plants qui iront agrémenter les parcs et les jardins de la ville ainsi que les trois conservatoires (Allan Gardens, Cloud Gardens, Centennial Park). Les deux serres couvrent une surface de 65 000 pieds carrés ou plus de 6000 m2. On y pratique la lutte intégrée contre les ravageurs, c’est l’utilisation de toutes les techniques disponibles pour réduire les populations d’organismes nuisibles tout en respectant l’environnement. Cela inclut l’introduction d’insectes, ennemies naturels des nuisibles en lieu et place d’insecticide.

George Brown College, Waterfront Campus, campus du bord du lac
Le bâtiment a été conçu et dessiné par les cabinets Stantec Architecture et KPMB Architects en partenariat. Le collège souhaitait regrouper sur le même site les disciplines suivantes : les soins dentaires, la santé et le bien-être, la gestion des services de santé et les soins infirmiers. Le collège accueille 3 500 étudiants et 500 employés. Un premier espace, vitré sur trois étages propose des commerces, restaurants, cliniques, espace d’agrément et un auditorium. Les deux étages suivants sont dédiés aux salles de classes avec une bibliothèque et des espaces de lecture. Sur le toit, a été aménagé une terrasse avec une pergola et des espaces verts. Le bâtiment est certifié LEED Or et dédié au bien-être des étudiants. Les cliniques accueillent des patients et permettent aux étudiants de s’exercer sous la supervision de professionnels. Un plan environnemental a été mis en place afin de réduire l’empreinte écologique de la structure en utilisant les ressources de la façon la plus responsable possible. Les étudiants sont encouragés à adopter un comportement éco responsable, à profiter des espaces extérieurs et à prendre les escaliers.

Artscape Wychwood Barns
Rénové par les architectes Joe Lobko et Du Toit, le bâtiment est certifié LEED Or et complètement accessible. C’est un ancien centre de réparation de véhicule des TTC reconverti en un hub culturel communautaire qui a ouvert en 2008 où se mêle l’art, la culture, l’agriculture urbaine, l’environnement et d’autres activités communautaires. Une galerie de 7 680 pieds carrés (714 m2) offre un espace pour des expositions, un marché, des conférences et autres événements. Contrairement à un centre communautaire traditionnel Wychwood Barns est autonome et ne nécessite aucun fonds extérieurs pour son fonctionnement. Les locataires paient un loyer raisonnable et contribuent à l’animation de l’espace. Le centre offre de nombreux programmes pour les artistes, les entrepreneurs, les jeunes

La station de pompage d’eau, Rolland Caldwell Harris
Elle a été construite entre 1932 et 1941 et porte le nom de l’un commissaire des travaux publics. Le style architectural du bâtiment est Art Deco abréviation d’arts décoratifs, très populaire dans les années 20 et 30. Il se caractérise par des formes classiques géométriques et des sculptures épurées en opposition à l’art nouveau populaire auparavant. C’est un bâtiment classé en 1992 dans la catégorie génie civil. La station fournie 34 % de l’eau potable consommée à Toronto ce qui représente une moyenne de 400 millions de litres par jour pompés dans le lac.

Le centre d’énergie des Portlands
L’usine est gérée en partenariat par Ontario Power Generation et TransCanada Energy. Elle a été construite en 2006 sur l’une des anciennes zones industrielles de Toronto et a commencé à produire de l’électricité en 2008. L’usine fonctionne avec du gaz naturel qui en produisant de la vapeur fait tourner des turbines qui produisent de l’électricité. Les trois générateurs à vapeur fournissent une puissance de 550 mégawatts ce qui représente 25 % des besoins de la ville de Toronto et alimente 550 000 clients. L’utilisation d’une technologie avancée permet de réduire son impact environnemental. Elle est construite sur un site de 12 ha dont 11 sont aménagés en espace vert abritant plus de 3 000 arbres et arbustes. Des ruches sont même implantées sur le site.


vendredi 17 avril 2015

LE TÉLÉPHÉRIQUE URBAIN

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http://choqfm.ca/chronique/les-transports-en-commun-aeriens-13-mars-2015-2/



Les villes se densifient et il devient de plus en plus difficile de circuler, spécialement aux heures de pointe. Certaines municipalités ayant épuisé toutes les voies terrestres commencent à exploiter les voies aériennes avec le téléphérique.

Ceux construits pour ce genre de projet, ressemblent à ceux que nous connaissons sur les lieux touristiques et dans les stations de ski. Ce sont les mêmes constructeurs qui les fabriquent. Les cabines peuvent accueillir une dizaine de passagers. Elles sont équipées d’un système de vidéosurveillance, de liaison radio (en cas d’urgence) et d’écrans d’information. Elles peuvent même être équipées d’une climatisation ou d’autres options dans le but de rendre le voyage plus confortable.

Ce moyen de transport offre plusieurs avantages dont voici les trois premiers :

Le premier est son coût trois fois moins élevé qu’un tramway. Le téléphérique est composé de câbles reliant des pylônes à des stations pouvant accueillir les passagers. Il est possible d’installer ces pylônes partout, en particulier dans des zones difficilement accessibles comme en montagne ou au dessus d’une rivière et avec un impact minimum sur l’environnement.

Le deuxième est environnemental avec son faible taux de pollution et d’émission de gaz à effet de serre grâce à ses moteurs électriques il permet de traverser silencieusement des zones denses ou difficiles d’accès en quelques minutes.

Le troisième est économique en permettant de désenclaver certains quartiers auparavant isolés. Les habitants peuvent se rendre plus facilement à leur travail et accéder aux services qu’offre le centre ville. Parallèlement, les quartiers sont plus accessibles pour les services d’urgences, les services sociaux et culturels.

Voici quelques exemples de téléphériques déjà installés dans le monde :

Le métrocable à Medellin en Colombie a ouvert en 2004 et permet de désenclaver un quartier pauvre de la ville. Ce projet s’inscrit dans un projet plus vaste de rénovation et d’amélioration du quartier. La ville a installé près des stations des bibliothèques, des théâtres, des équipements éducatifs et organise régulièrement des événements culturels. L’installation de ce téléphérique a aussi permis d’améliorer l’accès aux soins et de diminuer la criminalité grâce à une intervention policière plus rapide.

Mi telephérico à la Paz en Bolivie, a été inauguré en 2014 avec une première ligne de 2,6 km d’un téléphérique qui sera le plus long au monde avec 10 km de câble reliant la Paz à El Alto avec un dénivelé de 800 m. Ce téléphérique permettra aux habitants de parcourir la distance entre les deux villes en dix minutes au lieu des trente nécessaires aujourd’hui en voiture. Une opportunité aussi pour les touristes visitant la Paz qui pourront se rendre à El Alto en quelques minutes.

The Aerial Tramway à Portland en Oregon permet de relier le quartier situé sur la colline Marquam au quartier sud de la ville en trois minutes. Il permet aux habitants du quartier Marquam d’éviter les rues sinueuses descendant de la colline en toute saison et ainsi de rejoindre leur lieu de travail ou de loisirs en toute sécurité.

Le téléphérique est un nouveau moyen de déplacement en milieu urbain et de nombreux projets sont en cours. Il peut s’adapter à des reliefs difficiles d’accès pour les autres moyens de transport et aujourd’hui aux zones urbaines densément peuplées. Chaque projet est différent et s’inscrit dans un contexte économique et social particulier mais l’exemple de Medellin est une parfaite application de ce que peut apporter la technologie à une population auparavant délaissée.


mercredi 8 avril 2015

CITÉ 2030

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cite2030.eu

Nos villes sont en constante évolution. Un groupe de chercheurs français a imaginé à quoi pourrait ressembler nos villes en 2030. L’étude a porté sur les conséquences associées à la gestion de l’eau, l’énergie et les services urbains. Comment vont évoluer les espaces de vie, les moyens de transport, les loisirs, les objets du quotidien, etc. 4 scenario de ville ont émergé (Planet city, Castle city, Self city, Patchwork city) où les villes se structurent en fonction de leur degré d’autonomie politique et de leur orientation soit économique, soit environnementale.

Ideas Laboratory est un plateau d’innovation regroupant des chercheurs de différents secteurs, centres de recherche, industriels, universités, écoles, PME, collectivités territoriales. Leur but est de réfléchir et de mettre en commun des idées afin d’imaginer le monde de demain. Ils ont imaginé la ville de 2030 autour de deux axes : THEMA (Territoire habitat Energie Mobilité et Autonomie) et PEPS (Plaisir, Épanouissement, Sport et Santé). En utilisant une méthode prospective du CNAM (Conservatoire National des Arts et Métiers), ils ont abouti à quatre scénarios de villes.

Les chercheurs ont analysé la ville selon différentes variables :
  • territoire
  • organisation politique
  • communauté humaine
  • force économique
  • engagement environnemental
  • réseau d’intérêts
  • carrefours de pensée économiques, sociales et culturelles comme des services proposés aux habitants

Les villes proposées se structurent en fonction de cinq thématiques :
  • contexte extérieur
  • la politique appliquée au territoire
  • sa société
  • économie
  • aménagement du territoire

De plus, les chercheurs ont pris en compte des concepts déjà établis comme les mégadonnées, la mutualisation et vie en réseau, la crowd coopér’action (circuits courts, entraide), l’âge de raison (prise de conscience de l’environnement et responsabilisation)

Quatre modèles de ville pour 2030 :

PLANET CITY : la ville s’organise autour d’une convivialité numérique permettant de vivre, de travailler, d’être partout comme chez soi. Tout est accessible à tout moment et les performances environnementales sont remarquables grâce au pilotage intelligent de systèmes centralisés et à la vigilance des habitants.

CASTLE CITY : c’est une ville autonome avec une gestion et une organisation protectrice. La ville est un pôle de compétitivité et les habitants vivent dans une zone urbaine dense. Les particuliers partagent leurs données comme la santé pour améliorer les services et la prévention. Les logements comme les véhicules sont modulables.

PATCHWORK CITY : ville organique et désorganisée où les acteurs privés prennent la place des institutions publiques qui ne peuvent plus assurer certains services. La ville se développe alors entre ceux qui peuvent accéder à ces services privés et ceux qui ont des ressources limitées.

SELF CITY : la vie de village s’organise en petites communautés où prévalent la démocratie participative, la solidarité économique et sociale, le souci de l’environnement et l’économie circulaire.
Les habitants optimisent les ressources locales et renouvelables et veulent consommer moins, mieux et local. La ville est structurée en éco-villages où une place importante est donnée à l’habitat collectif, aux associations et aux espaces publics.

Modes de transport combinés : il est possible de voyager avec son vélo ou même de prendre le train avec une voiture individuelle.

Valorisation des ressources avec le partage des eaux de pluie : utilisation optimum des ressources en eau avec collecte des eaux de pluie et recyclage des eaux grises et noires.

La vie les mains libres : en faisant des courses sans emballages le consommateur fait ses courses sur internet ou dans un magasin affichant les produits sur un mur avec un code. Le consommateur enregistre sa commande et récupère ses produits dans des contenants réutilisables.
Blog de Béa Johnson www.zerowastehome.com

Troc d’énergie : chaque habitant peut produire de l’énergie solaire, éolienne, géothermique ou autre. L’énergie générée est ensuite partagée selon les besoins des habitants. Ceux qui sont déficitaires paient pour l’énergie consommée, ceux qui sont excédentaire reçoivent la monnaie locale ou des bons d’achat.

Le futur sera probablement un mélange de ces différents scénarios. Certaines idées seront mises en œuvre, d’autres seront abandonnées. Les institutions ont aussi leur part de responsabilité en soutenant certaines initiatives ou en autorisant le développement de certains projets.

La mise en œuvre d’un plan d’occupation des sols ou la revalorisation des espaces est importante pour donner une orientation à la ville de demain. L’évolution des technologies et des mentalités auront aussi une grande influence sur le futur de nos villes.

mardi 3 mars 2015

MASDAR UNE VILLE DURABLE AU MILIEU DU DÉSERT

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http://choqfm.ca/chronique/ville-masdar-19-fevrier/

Masdar institute of science and technology
L’Arabie Saoudite comme tous les pays producteurs de pétrole pensent à leur reconversion après l’épuisement de leurs ressources pétrolières. Le projet de construction de la ville de Masdar, située près d’Abu Dhabi a démarré en 2006 et fait partie de la vision économique de développement d’Abu Dhabi pour 2030. Cette ville pourra accueillir au terme du projet 50000 habitants et 1500 entreprises.

Le but est de construire au milieu du désert une ville durable, c’est-à-dire autosuffisante. Le projet est d’en faire la première ville écoresponsable. La ville devra fonctionner sans émettre aucune particules de dioxyde de carbone ni de déchets. L’énergie sera fournie principalement par 80000 panneaux solaires dont l’excédent de production sera redirigé vers la ville d’Abu Dhabi. On a aussi construit le Beam Down Optical Tower, une tour concentrant les rayons solaires des miroirs disposés tout le tour afin de chauffer de l’eau et faire tourner une turbine. La consommation d’énergie et d’eau est gérée par un système informatique afin d’optimiser son utilisation. L’eau proviendra de l’usine de dessalement et sera recyclée à 100%. Les ordures seront retraitées mais l’accent est mis sur une diminution drastique des déchets produits.

L’architecture est de type arabe traditionnel avec des bâtiments de faible hauteur idéalement orientés et des rues étroites. Les matériaux utilisés répondent tous à des normes élevées en matière d’environnement et sont recyclables. Les rues sont étroites pour permettre une meilleure circulation de l’air et fournit de l’ombre aux passants. Des tours à vent de 45 m canalisent le vent du désert pour rafraîchir les ruelles et les espaces publics. Des espaces verts et des éléments aquatiques seront ajoutés pour contribuer au rafraîchissement de l’air. Ce système complexe aide à la circulation de l’air dans toute la ville et permet de diminuer la température jusqu’à 10°.

On circule principalement à pied dans la ville. Aucune voiture ne peut circuler à l’intérieur de la ville. Cependant, un réseau souterrain a été construit et permet à de petites voitures électriques autonomes de circuler sur des tracés prédéfinis. Il suffit d’entrer sa destination dans l’ordinateur de bord et le véhicule conduit ses occupants à une vitesse de 40 km/h à leur destination. En complément, un LRT et un métro aérien seront construit pour assurer la liaison avec Abu Dhabi. Les habitants quelque soit le lieu où ils se trouvent dans la ville seront à moins de 250 m d’un moyen de transport.

Le Masdar institute of science and technology est la première université mondiale dédiée à l’étude des techniques liées au développement durable et aux énergies renouvelables. Il offre des programmes de Master et des doctorats où les étudiants peuvent travailler en collaboration directe avec les entreprises implantées sur le site. 

Actuellement, la ville est dans sa première phase de développement et l’accent est mis sur l’approvisionnement et la consommation d’énergie et d’eau. Mais de nombreux défis restent à relever comme l’approvisionnement en nourriture ou le recyclage complet des ordures.
  
Le 21 janvier 2015, Masdar a annoncé l’achèvement du complexe IRENA Global Headquarters complex qui hébergera l’organisation International Renewable Energy Agency (IRENA)


Ville de Masdar www.masdar.ae/

lundi 23 février 2015

LA CERTIFICATION LEED POUR DES BÂTIMENTS À TORONTO

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http://choqfm.ca/reportage/les-batiments-leed-12-fevrier-2015/

Les réserves d’énergie fossile s’épuisent et l’exploitation de ces ressources devient de plus en plus onéreuse. De plus l’extraction de ces énergies contribue à la destruction de zones sensibles. Aussi il devient urgent de repenser la consommation en énergie de nos bâtiments car le développement de nouvelles techniques et la construction de nouveaux appareils adaptés à ces nouvelles sources d’énergie prend du temps. C’est dans ce contexte que le Conseil du bâtiment durable du Canada a annoncé par un communiqué de presse du 27 janvier 2015 que l’on vient de dépasser les 2000 projets certifiés LEED au Canada et que 5000 autres projets sont en cours.

LEED (Leadership in Energy and Environmental Design) est l’une des certifications internationales qui mène à des projets de construction durable. Elle est gérée par le Conseil du bâtiment durable du Canada situé à Ottawa. L’objet de la certification est de vérifier, contrôler et d’approuver les projets de construction ou de rénovation selon des normes dont voici quelques exemples :
  • Gestion de l’eau : de pluie, recyclage
  • Chauffage et déperdition de chaleur
  • Performance en matière d’énergie
  • Pollution lumineuse
  • Densité du développement rapport bâti non bâti
  • Energie renouvelable
  • Collecte des ordures
  • Matériaux de construction
  • Réutilisation des matériaux existants
  • Eclairage naturel
  • Innovations

Le CBDC propose 3 niveaux de certification, les niveaux argent, or et platine

Quelques exemples de bâtiments ayant obtenu la certification LEED à Toronto.

Exhibition Place est le parc des expositions de Toronto. Le site s’étend sur plus d’un kilomètre carré et héberge la seule éolienne de la ville produisant une partie le l’énergie nécessaire au fonctionnement du site. C’est en 2004 qu’a été mis en œuvre le programme Greensmart. Dans le cadre de ce programme tous les bâtiments et autres aménagements du site ont été revus et améliorés dans la perspective de rendre le site plus durable. L’énergie est produite non seulement par l’éolienne mais aussi par la centrale géothermique située dans le bâtiment de la presse. Tout l’éclairage a été repensé en installant des ampoules LED et en utilisant d’autres techniques afin de diminuer la consommation d’énergie. A également été mis en œuvre un programme complet de recyclage des ordures y compris un site de compostage. L’aménagement de deux toits végétalisés permet de mieux gérer l’eau de pluie et d’améliorer l’isolation des bâtiments contribuant ainsi à réduire l'effet d'îlot de chaleur urbain. 
Sur le site internet est proposé une visite guidée écologique visite guidée écologique du site.

Evergreen Brick Works est une ancienne usine de fabrication de briques reconvertie en centre communautaire pour l’environnement. Parmi les différents éléments à noter, la réutilisation des matériaux déjà présents sur le site, l’installation de panneaux solaires pour l’alimentation en énergie et une ventilation naturelle des bâtiments évitant ainsi l’installation d’une climatisation. La lumière naturelle est aussi privilégiée afin de réduire la consommation d’énergie.


Plus étonnant à Toronto, le bâtiment situé au 720 de la rue King Ouest construit en 1973 a également obtenu la certification LEED or. C’est un bâtiment commercial de 10 étages hébergeant de nombreuses entreprises de toute taille. La rénovation a commencé en 1998 et avait déjà obtenu la certification BOMA cependant afin de répondre à la demande croissante pour un environnement durable, l’équipe en charge du projet a décidé d’obtenir la certification LEED. La mise en œuvre de ce projet a permis de créer un véritable engagement et une meilleure communication entre les différents participants. Les occupants ont déjà constaté une amélioration de la qualité de l’air et de leur espace de travail ce qui a un véritable impact sur leur santé.





vendredi 30 janvier 2015

RÉHABILITATION DES ZONES HUMIDES

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http://choqfm.ca/reportage/rehabiliter-les-zones-humides-29-janvier-2015


De nombreuses villes comme Toronto ont été construites sur d’anciens marécages. Au fil des années, le béton et le bitume ont remplacé progressivement ces zones considérées alors comme indésirables. Souvent les zones industrielles qui s’étaient implantées sur ces terrains ont maintenant été déplacées à la périphérie des villes et ont alors laissé la place à des espaces abandonnés, pollués voire dangereux. Seulement ceux-ci se trouvent maintenant à proximité des centres villes et les administrations en charge doivent leur trouver une nouvelle fonction.

Aujourd’hui après de nombreuses études, ces zones retrouvent leurs fonctions d’origines celle d’un marais. Le marais, grâce aux plantes hygrophiles, sert de tampon de protection lors des inondations, à lutter contre l’érosion des berges, à filtrer l’eau du cours d’eau, à récréer la biodiversité du milieu.

En Chine, c’est à Shanghai que le cabinet d’architecture paysagiste Turenscape a créé le parc Houtan sur les bords de la rivière Huangpu. Le parc se situe sur une bande de terre de 14 ha (1,7 km de long sur 30 à 80 m de large). Sur ce site se trouvaient auparavant une usine sidérurgique, un chantier naval et quelques autres entreprises. Abandonné depuis le départ des entreprises, le site était pollué en surface et en profondeur. L’objectif était de transformer cet espace abandonné en un parc accueillant et en lieu éducatif pour les habitants et les visiteurs de l’exposition universelle de 2010 tout en recréant un milieu humide avec toutes ses caractéristiques. Après avoir nettoyé le site, l’architecte a créé plusieurs zones avec des vocations différentes selon la fonction à remplir, la protection lors des inondations, la filtration des eaux, un habitat pour la flore et la faune. Afin de traiter l’eau de la rivière, il a ajouté des cascades et des terrasses afin d’oxygéner l’eau et de créer des éléments de décors pour les visiteurs. Les plantes ont été particulièrement sélectionnées pour absorber les différents polluants pouvant être présent dans l’eau. Sur le site, on a aussi créé une ferme urbaine dans un but éducatif et pour approvisionner en fruits et légumes les quartiers environnants. Le paysage créé dans le parc est très varié avec de nombreux espaces structurés ou non.


A Toronto, c’est le parc Corktown Common qui a été créé à l’embouchure de la rivière Don. Il se situe sur une ancienne friche industrielle ayant accueillie les industries qui ont permis le développement de la ville au début du vingtième siècle. C’est en 2007 qu’Infrastructure Ontario pour Waterfront Toronto commence le travail sur les bords de la rivière Don. Le but est de créer une zone tampon contre les inondations, la rivière pouvant déborder sur plus de 210 ha, ce qui recouvrirait entre autre le quartier financier. Après avoir dépollué le site, on a apporté plus de 400 000 m3 terre provenant des sites où l’on construit des immeubles. L’espace de 8 ha est divisé en deux zones, le parc Corktown Common et la zone de protection contre les inondations. C’est Infrastructure Ontario avec le cabinet d’architecte Michael Van Valkenburgh Associates qui est en charge du développement du parc et c’est le Toronto Region Conservation Area (TRCA) qui est en charge de la création de la zone tampon dans le cadre du projet West Remedial Flood Protection. Le parc offre un point de vue unique sur la ville de Toronto. On y a planté plus de 700 arbres, des arbustes, des plantes aquatiques afin de recréer une biodiversité sur le site. Les bâtiments construits sur le site répondent aux normes de développement durable dont un système gérant les eaux de ruissellement et sont partiellement alimentés en énergie par des panneaux solaires. De nombreuses infrastructures incluant des terrains de jeux, un terrain de sport, des pelouses, des tables, des bancs, des barbecues, des fontaines d’eau potable et autres y ont été installés pour accueillir les habitants et les visiteurs. Une belle idée de balade en famille.

Architecte Michael Van Valkenburgh Associates 

TRCA: West Remedial Flood Protection project
TRCA: Lower Don River - remedial flood protection project

dimanche 25 janvier 2015

DES MAISONS POUR FAIRE FACE À LA MONTÉE DES EAUX

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Le changement climatique est un mécanisme complexe que les scientifiques cherchent encore à comprendre. Ce que nous constatons c’est une multiplication des événements climatiques exceptionnels tels les ouragans, les précipitations importantes, les tempêtes de neige et bien d’autres. C’est aussi une constatation que le niveau des mers et océans monte. Tous ces phénomènes créent chaque année des millions de réfugiés climatiques, ces habitants ayant vu leur terre disparaître en particulier dans les îles du Pacifique. Et ces conséquences s’observent aussi en Amérique du nord comme aux îles de la Madeleine où l’érosion provoquée par l’élévation du niveau de l’océan et l’augmentation des fortes tempêtes dégradent peu à peu le littoral.

Pendant des années, l’attitude des ingénieurs a été de combattre ces phénomènes naturels en bâtissant des ouvrages supposés leurs résister. Cependant, avec la recrudescence de ces phénomènes on constate partout dans le monde les limites de ces ouvrages. Les néerlandais sont parmi les premiers à avoir compris et mis en œuvre des digues dont le but n’est pas de lutter contre mais de s’adapter aux éléments. Ils ont bâti un système complexe piloté par ordinateur gérant les différentes digues construites tout au long de la côte. Elles s’ouvrent ou se ferment en fonction de la marée ou de l’écoulement des rivières. De fait, il va falloir s’adapter à ce nouvel environnement liquide dans de nombreuses régions dans le monde.

L’une des solutions est de construire une maison flottante. Une construction légère capable de flotter que l’on peut déplacer mais destinée à être arrimée à un emplacement déterminé. L’emplacement choisi sera situé dans une zone calme pouvant être une rivière, un lac, une mer ou autre.

Aussi loin que l’on remonte dans l’histoire, les peuples ont utilisé ce type de construction pour s’adapter à leur environnement. Certains ont bâti des maisons sur pilotis au bord des rivières. D’autres ont construit des maisons flottantes pour être à proximité de leur lieu de pêche comme sur le lac Tonlé Sap au Cambodge. Les néerlandais ont été parmi les premiers à s’être approprié l’espace qu’offraient ces surfaces liquides pour construire des maisons flottantes. Ce sont maintenant de vraies communautés qui se sont créées et permettent ainsi aux villes de se développer dans ce pays où l’eau est omniprésente.

Les architectes aujourd’hui rivalisent d’imagination pour développer des constructions pouvant échapper à la montée des eaux. Le matériau privilégié est le bois mais tout autre matériau léger peut convenir. La plupart des nouvelles maisons sont raccordées aux réseaux d’eau potable, électrique, d’assainissement. Cependant il existe aujourd’hui des maisons pouvant être parfaitement autonomes utilisant des panneaux solaires et des micro-stations d’épuration. Ce sont des constructions où il est agréable de résider et pour beaucoup c’est un réel choix de vie offrant la tranquillité du bord de l’eau.







À Toronto, une vingtaine de maisons ont été construites au début des années 2000 dans la marina de Scarborough. Elles sont raccordées aux réseaux de la ville de Toronto et relève administrativement de la marina.






Les maisons « amphibiennes »

Un autre type de construction commence à se développer, c’est la maison « amphibienne ». C’est une construction située sur un terrain à proximité d’une rivière, lac ou autre pouvant déborder. C’est une construction légère bâtie sur un caisson ou entre quatre piliers fixes sur lesquels elle peut monter ou descendre en fonction du niveau des eaux.




Que ce soit par obligation ou pour adopter un style de vie différent, il semble que la construction de maisons flottantes a un bel avenir.

samedi 17 janvier 2015

LE BORD DU LAC À TORONTO (WATERFRONT TORONTO)

 Vous pouvez aussi écouter ma chronique sur la radio CHOQfm 105.1


Comme pour beaucoup de villes, les voies navigables comme le lac Ontario ont joué un rôle primordial dans le développement économique au Canada et particulièrement à Toronto. Le bord du lac a toujours été une zone très active à Toronto et a longtemps été le site de l’activité industrielle. Peu à peu, cette activité s’est déplacée vers les banlieues et a laissé place à une zone abandonnée dont une partie était contaminée par les différents produits chimiques y ayant été entreposés.

C’est en 1999 que la ville en partenariat avec le gouvernement fédéral et provincial décide de créer un groupe de travail afin de faire des recommandations sur l’aménagement du bord du lac dans la perspective des jeux olympiques de 2008 (que Toronto n’a pas obtenu).
En 2001, l’organisation « Toronto Waterfront Revitalization Corporation » est créée et a pour mission de superviser la planification et la mise en œuvre de la revitalisation du bord du lac, de l’embouchure de la rivière Rouge à l’est au parc Marie Curtis à l’ouest. A des fins de simplification, le nom est changé et devient « Waterfront Toronto » en 2007. C’est une organisation indépendante financée par les différents paliers de gouvernement.

La vision de l’organisation est de protéger, améliorer et promouvoir les ressources naturelles, culturelles et patrimoniales, d’établir une identité unique, d’accueillir le public.

Le bord du lac s’étend sur 46  km, aussi pour gérer un territoire si étendu, Waterfront Toronto l'a découpé en plusieurs parties :
  • Central Waterfront
  • East Bayfront
  • West Don Lands
  • Lower Don Lands
  • Port Land
  • The Wider Waterfront
En 2002, le but était de réaménager cet espace laissé à l’abandon. Toronto est une ville qui se développe rapidement et dont les besoins en logements augmentent plus rapidement que l’offre. Aussi la priorité était donnée à la reconstruction d’immeubles, et les premières consultations portaient davantage sur le nombre de logements à construire que sur le nombre d’espaces verts. Cependant, la vision présentée était d’en faire des quartiers agréables à vivre où les habitants pourraient vivre, travailler et se distraire. Sous la pression des participants aux consultations, on a vu les projets évoluer en y incluant davantage d’espaces verts, en limitant la hauteur des immeubles à 20 m près du lac et en créant un espace de promenade au bord du lac pour tous les habitants et personnes visitant la ville.

Depuis les années 2006-2007, le concept de développement durable a pris une place de plus en plus importante dans la revitalisation du bord du lac. Le but est de créer maintenant une communauté durable avec des bâtiments et infrastructures utilisant les dernières technologies environnementales. Ceci signifie que les matériaux utilisés pour la construction certifient des niveaux supérieurs d’efficacité énergétique, des sites de productions d’énergie renouvelable comme des panneaux solaires, des mesures de préservation de l’eau, l’utilisation des eaux grises pour l’irrigation ou les toilettes, un accès facilité au transport public, aux vélos et aux piétons. Tout cela dans un environnement encourageant l’implantation d’espaces verts.

Un exemple, le quartier West Don Land
Le premier projet entrepris dans ce quartier a été de dépolluer la zone près de la rivière Don et de recréer un marais (qui existait autrefois) afin de filtrer les eaux provenant de la rivière. Sur la même zone à été créé le parc Don River qui est un espace vert proposant différentes activités avec des espaces couverts, des terrains de jeux, un jardin floral, un centre communautaire et une exposition d’œuvres d’art.
Le quartier comprend des résidences, des espaces commerciaux et d’affaires, des infrastructures sociales communautaires, une école. Cela en fait un quartier où les habitants peuvent se loger, travailler et se distraire et ainsi limiter leurs déplacements dans la ville.
En août 2015, le quartier va aussi héberger les athlètes pendant les jeux panaméricains et parapanaméricains. Les appartements seront ensuite vendus au public, certains de ces bâtiments seront reconvertis en logements sociaux.

Waterfront Toronto étant une organisation financée par les différents niveaux de gouvernement les projets sont toujours soumis à l’approbation du public. Ainsi le public est régulièrement invité chaque année à plusieurs consultations afin d’évaluer les différents projets, de faire des commentaires et proposer des suggestions. Il est important en tant que citoyen d’assister à ces consultations qui vont avoir un impact sur notre futur environnement. Le bord du lac est un lieu de promenade pour tous les habitants et visiteurs de Toronto et il est important d’en faire un lieu agréable et accueillant.

Toutes les informations sur Waterfront Toronto sont disponibles (en anglais) sur leur site internet à www.waterfrontoronto.ca



lundi 12 janvier 2015

LES JARDINS COMMUNAUTAIRES À TORONTO

Vous pouvez aussi écouter ma chronique sur la radio CHOQfm 105.1
http://choqfm.ca/reportage/les-jardins-communautaires-8-janvier-2015/  


Depuis l’année dernière plus de la moitié de la population mondiale vit en ville et la surface des terres agricoles rétrécit chaque année, d’où la nécessité de trouver d’autres voies pour se procurer la nourriture nécessaire à alimenter l’ensemble de la population mondiale.

Les villes ayant progressivement occupées les surfaces précédemment dévolues à l’agriculture, il est légitime de penser qu’une partie de ses terres pourraient être réaffectée à la culture des fruits et légumes. Il existe actuellement un engouement pour un retour à une vie saine avec la consommation de produits naturels également encouragée par les autorités sanitaires qui recommandent une meilleure hygiène de vie et une consommation accrue de fruits et légumes.

Les espaces disponibles en ville sont nombreux. Il est normal de penser tout d’abord aux parcs qui sont déjà des espaces verts mais nombreuses sont les résidences, entreprises, écoles disposant d’un espace vert dont une partie peut être transformée en jardin.

Les premiers jardins ouvriers ou familiaux sont apparus avec la révolution industrielle au XIXe siècle. On alloue aux ouvriers une parcelle sur un terrain qui leur permet de cultiver des fruits et des légumes afin d’améliorer leur ordinaire et de pratiquer une activité physique.
Les jardins communautaires à la différence des jardins ouvriers sont des espaces partagés. Plusieurs personnes, les habitants d’un quartier, les résidants d’un immeuble, les élèves d’une école vont cultiver un terrain dont ils récolteront les produits qu’ils pourront alors se partager.

Les avantages à contribuer à la création et l’entretien d’un jardin sont nombreux :
- pouvoir récolter en saison, les fruits et légumes aujourd’hui généralement biologiques, en évitant l’utilisation de produits chimiques et préférant l’emploi des vieilles méthodes.
- pratiquer une activité physique régulière qui permet de se maintenir en bonne santé.
- rencontrer les personnes de sa communauté et permettre le renforcement de liens et du sentiment d’appartenance à celle-ci.
- préserver les espaces verts et créer ainsi des surfaces qui protégeront de la chaleur pendant l’été.
- échanger des produits et des techniques et ainsi développer son savoir en matière de jardinage.
- transmettre cette connaissance aux plus jeunes en leur permettant de découvrir la provenance des produits qu’ils consomment tous les jours.
- créer des opportunités de bénévolat pour l’apprentissage d’un nouveau métier.
- permettre l’insertion des personnes moins favorisées.
- permettre aux nouveaux arrivants de s’insérer dans la communauté et d’apprendre la langue.

À Toronto, la municipalité encourage toutes les initiatives dans ce domaine et donne même des conseils sur sa page web « Community Gardens Toronto » (en anglais). 
Community garden Toronto

Si vous habitez dans un quartier et avec quelques voisins vous souhaitez créer un jardin, contactez la division « Park, Forestry and Recreation ». Votre dossier sera étudié et la division pourra mettre à votre disposition un espace dans un parc à proximité de votre quartier. Cependant cette procédure peut-être un peu longue.
Aujourd’hui, il existe déjà à Toronto plus de 50 jardins, aussi il est plus facile de tout simplement rejoindre le groupe entretenant le jardin situé  à proximité de votre domicile. Vous pouvez consulter la liste des jardins sur le site de « Toronto Community Garden Network » Toronto Community Garden Network ou sur le site de la ville Community garden map

Il existe aussi de nombreuses initiatives privées, si vous habitez, dans un immeuble, dans une maison de retraite, dans une coopérative d’habitation avec un espace vert ou un toit pouvant accueillir un jardin, vous pouvez former un groupe et créer votre propre jardin.

Pour les écoles, un partenariat a été établi entre le Toronto District School Board et l’organisation Food Share afin de transformer une partie des espaces verts des écoles en jardin et d’enseigner aux jeunes le jardinage mais aussi bien d’autres choses.

Que vous ayez la main verte ou non, si vous aimez être à l’extérieur, souhaitez rencontrer d’autres personnes, pratiquer une activité physique et manger des produits sains dont vous serez certain de la provenance, rejoignez l’un des jardins communautaires de Toronto.