mercredi 18 mai 2016

JARDINER À TORONTO

Vous pouvez aussi écouter ma chronique sur la radio CHOQfm 105.1

http://choqfm.ca/chronique/corinne-baranger-parle-jardinage/


Les beaux jours arrivent enfin, les fleurs sortent de terre et l’on a envie de passer plus de temps à l’extérieur. Pourquoi ne pas envisager de se mettre au jardinage pour joindre l’utile à l’agréable en produisant ses propres fruits et légumes. Débutant ou expérimenté les nombreux ateliers proposés par la ville et des associations vous aideront à démarrer ou à vous perfectionner.

La ville a publié un guide « Getgrowing Toronto » (en anglais) disponible en ligne qui donne de nombreuses informations sur la façon de démarrer votre propre jardin avec entre autre la liste des plantes qu’il est préférable de cultiver à Toronto. La liste est plutôt longue contrairement à ce que l’on pourrait penser. Parmi les légumes on y trouve bien sûr les salades, épinards, radis, pois, rhubarbe, courgettes, poivrons, concombres et bien d’autres.

Si vous êtes débutant, il existe de nombreuses associations qui proposent des cours de jardinage et l’offre s’élargie d’année en année. En voici une liste non exhaustive
Et il en existe même pour les balcons :
Toronto balconies bloom qui vous aidera à faire pousser des légumes et des fleurs sur votre balcon.

Si vous ne disposer pas d’un jardin, vous pouvez rejoindre l’un des jardins communautaires de votre quartier. De nombreuses organisations ont maintenant créé le leur. Vous pouvez d’ailleurs vous faire aider par la ville pour en démarrer votre jardin communautaire. La ville propose aussi une douzaine de jardins familiaux (allotment gardens) dont il est possible de louer une parcelle pour 76.15 $ la saison. Les permis sont mis en vente la première semaine de mai.
L’association cultivate toronto met en relation les personnes qui ont un jardin et souhaitent en mettre une partie à la disposition d’une autre personne pour la cultiver. cultivatetoronto.com

La tendance est aussi de cultiver son jardin en utilisant des méthodes plus naturelles. Dans les ateliers proposés pour apprendre à jardiner, on vous enseigne des méthodes écologiques pour le faire pousser et vous pouvez aussi contacter les différentes associations qui pourrons vous guider dans les techniques et les produits à utiliser. La première recommandation est d’utiliser du compost. Vous pouvez le faire dans votre jardin et pour cela vous procurer un composteur auprès de la mairie capacité environ 300 litres pour un coût de 15 $.
Sinon vous pouvez aussi vous procurer du compost, obtenu avec les déchets collectés chaque semaine par la ville, pendant les journées environnementales communautaires.
Pour rencontrer les jardiniers de la ville qui sont chargés des serres vous pouvez visiter l’une d’entre elles pendant l’événement Doors Open à la fin du mois de mai.

En pleine saison, parfois la production de fruits et de légumes est importante et que l’on ne peut pas tout consommer. Bien sûr, vous pouvez partager avec vos amis et voisins mais pourquoi ne pas rejoindre une cuisine communautaire, il y en a maintenant beaucoup dans la ville. Non seulement vous partagez avec d’autres votre surplus mais vous pouvez apprendre quelques nouvelles recettes et éventuellement vous faire de nouveaux amis. La ville affiche sur son site web une liste des cuisines par quartier. Et pour les personnes possédant des arbres fruitiers il existe l’association Not Far From the Tree qui propose de venir ramasser vos fruits, ceux-ci seront remis aux banques alimentaires et autres programmes alimentaires.

De l’apprentissage à l’utilisation de techniques avancées de jardinage, il est possible à Toronto de trouver toute l’information utile et nécessaire auprès de la ville ou des nombreuses associations. Que vous disposiez ou non d’un jardin, il est possible de s’adonner au jardinage. C’est un passe-temps qui permet de se nourrir sainement tout en pratiquant une activité physique bénéfique au corps et à l’esprit.

lundi 29 février 2016

LA RÉUTILISATION DES MATÉRIAUX DE CONSTRUCTION

Vous pouvez aussi écouter ma chronique sur la radio CHOQfm 105.1

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Le quartier de la distillerie

La population augmente et en conséquence les besoins en logement et autres structures est toujours plus pressant. En ville, il est nécessaire de remplacer les anciennes constructions par de nouvelles répondant davantage aux nouvelles normes en matière de sécurité et d’environnement. Aussi, les bâtisseurs réfléchissent à de nouvelles méthodes de démolition et à la manière de réutiliser les matériaux d’origine sur place. Cela les amène à utiliser un nouveau vocabulaire, on ne parle plus de démolition mais de déconstruction.

Aujourd’hui dans la plupart des chantiers traditionnels, on commence par démolir avec des engins de chantier. On se retrouve alors avec un tas de gravats à évacuer. Ces matériaux sont considérés comme des déchets et en conséquence on les envoie à l’incinérateur ou à l’enfouissement. Ensuite, on reconstruit en utilisant des matériaux neufs que l’on transporte sur des kilomètres pour reconstruire. La production de matériaux neufs est coûteuse et le processus de transformation peut-être long, énergivore et polluant. De plus, il est nécessaire d’aller puiser dans les ressources existantes les matières premières tel le fer, la chaux pour le ciment, l’argile ou le bois. Ces ressources s’épuisent et leur exploitation détruit également des sites environnementaux pouvant être valorisés.

Une nouvelle méthode commence à se mettre en place, au lieu de démolir, on déconstruit le bâtiment. Cela signifie que l’on enlève chaque élément et on le trie, on minimise ainsi les déchets. Ensuite on réutilise dans le nouveau bâtiment une partie des matériaux du précédent bâtiment, on évite ainsi de puiser dans les ressources existantes. Par exemple, on peut démonter un mur de briques et les réutiliser dans la nouvelle construction. On diminue également le volume des déchets.

Le processus de déconstruction est plus long et plus minutieux donc coûte plus cher. Mais en contrepartie en utilisant certains des matériaux présents sur le site, on épargne de l’argent ainsi l’ensemble des projets déjà réalisés démontre un coût inférieur et on diminue l’émission de gaz à effet de serre, en ne produisant pas de nouveaux matériaux et en ne les transportant pas. De plus, il est aussi possible de trier les matériaux potentiellement dangereux tel que l’amiante. La priorité est aussi à la réutilisation du matériel dans son état d’origine comme une poutre, une porte, une colonne, une cheminée ou des sols en bois ou céramique. Cependant il faut s’assurer que ces matériaux sont conformes à la réglementation en vigueur. Le réemploi des matériaux peut se faire sur site ou hors site. Au Québec, des entreprises démontent les granges abandonnées pour réutiliser les planches de bois dans des hôtels ou des maisons contemporaines. A Toronto nous avons plusieurs exemples dont les plus connus sont the «Old Mill» dont les pierres du moulin ont servi à construite le nouvel hôtel et la distillerie qui est devenu un lieu ou se mélange l’ancien et le moderne.

D’un point de vue économique, le recyclage aide à la création d’emplois locaux dans le secteur de l’économie sociale et aide au développement de communautés conscientes de leur environnement. L’idéal serait de construire des bâtiments en prévision de leur déconstruction comme on le fait aujourd’hui pour les voitures recyclables à 90%.

A Toronto, si vous entreprenez la rénovation d’une pièce et n’avez pas l’utilisation de matériaux qui s’y trouve Habitat pour l’humanité accepte les matériaux de construction pour aider les familles à faible revenu à se bâtir une maison.