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Le changement climatique est un mécanisme complexe que les
scientifiques cherchent encore à comprendre. Ce que nous constatons c’est une
multiplication des événements climatiques exceptionnels tels les ouragans, les précipitations
importantes, les tempêtes de neige et bien d’autres. C’est aussi une
constatation que le niveau des mers et océans monte. Tous ces phénomènes créent
chaque année des millions de réfugiés climatiques, ces habitants ayant vu leur
terre disparaître en particulier dans les îles du Pacifique. Et ces
conséquences s’observent aussi en Amérique du nord comme aux îles de la
Madeleine où l’érosion provoquée par l’élévation du niveau de l’océan et l’augmentation
des fortes tempêtes dégradent peu à peu le littoral.
Pendant des années, l’attitude des ingénieurs a été de
combattre ces phénomènes naturels en bâtissant des ouvrages supposés leurs résister.
Cependant, avec la recrudescence de ces phénomènes on constate partout dans le
monde les limites de ces ouvrages. Les néerlandais sont parmi les premiers à
avoir compris et mis en œuvre des digues dont le but n’est pas de lutter contre
mais de s’adapter aux éléments. Ils ont bâti un système complexe piloté par
ordinateur gérant les différentes digues construites tout au long de la côte. Elles
s’ouvrent ou se ferment en fonction de la marée ou de l’écoulement des
rivières. De fait, il va falloir s’adapter à ce nouvel environnement liquide
dans de nombreuses régions dans le monde.
L’une des solutions est de construire une maison flottante.
Une construction légère capable de flotter que l’on peut déplacer mais destinée
à être arrimée à un emplacement déterminé. L’emplacement choisi sera situé dans
une zone calme pouvant être une rivière, un lac, une mer ou autre.
Aussi loin que l’on remonte dans l’histoire, les peuples ont
utilisé ce type de construction pour s’adapter à leur environnement. Certains
ont bâti des maisons sur pilotis au bord des rivières. D’autres ont construit
des maisons flottantes pour être à proximité de leur lieu de pêche comme sur le
lac Tonlé Sap au Cambodge. Les néerlandais ont été parmi les premiers à s’être approprié
l’espace qu’offraient ces surfaces liquides pour construire des maisons
flottantes. Ce sont maintenant de vraies communautés qui se sont créées et
permettent ainsi aux villes de se développer dans ce pays où l’eau est
omniprésente.
Les architectes aujourd’hui rivalisent d’imagination pour
développer des constructions pouvant échapper à la montée des eaux. Le matériau
privilégié est le bois mais tout autre matériau léger peut convenir. La plupart
des nouvelles maisons sont raccordées aux réseaux d’eau potable, électrique, d’assainissement.
Cependant il existe aujourd’hui des maisons pouvant être parfaitement autonomes
utilisant des panneaux solaires et des micro-stations d’épuration. Ce sont des
constructions où il est agréable de résider et pour beaucoup c’est un réel
choix de vie offrant la tranquillité du bord de l’eau.
Les maisons « amphibiennes »

Un autre type de construction commence à se développer, c’est
la maison « amphibienne ». C’est une construction située sur un terrain à
proximité d’une rivière, lac ou autre pouvant déborder. C’est une construction
légère bâtie sur un caisson ou entre quatre piliers fixes sur lesquels elle peut monter ou
descendre en fonction du niveau des eaux.
Que ce soit par obligation ou pour adopter un style de vie
différent, il semble que la construction de maisons flottantes a un bel avenir.



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