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| cite2030.eu |
Nos villes sont en constante évolution. Un groupe de chercheurs
français a imaginé à quoi pourrait ressembler nos villes en 2030. L’étude a
porté sur les conséquences associées à la gestion de l’eau, l’énergie et les
services urbains. Comment vont évoluer les espaces de vie, les moyens de
transport, les loisirs, les objets du quotidien, etc. 4 scenario de ville ont
émergé (Planet city, Castle city, Self city, Patchwork city) où les villes se
structurent en fonction de leur degré d’autonomie politique et de leur
orientation soit économique, soit environnementale.
Ideas Laboratory est un plateau d’innovation regroupant des
chercheurs de différents secteurs, centres de recherche, industriels,
universités, écoles, PME, collectivités territoriales. Leur but est de
réfléchir et de mettre en commun des idées afin d’imaginer le monde de demain. Ils
ont imaginé la ville de 2030 autour de deux axes : THEMA (Territoire habitat Energie Mobilité et Autonomie) et PEPS (Plaisir, Épanouissement, Sport
et Santé). En utilisant une méthode prospective du CNAM (Conservatoire National
des Arts et Métiers), ils ont abouti à quatre scénarios de villes.
Les chercheurs ont analysé la ville selon différentes
variables :
- territoire
- organisation politique
- communauté humaine
- force économique
- engagement environnemental
- réseau d’intérêts
- carrefours de pensée économiques, sociales et culturelles comme des services proposés aux habitants
Les villes proposées se structurent en fonction de cinq
thématiques :
- contexte extérieur
- la politique appliquée au territoire
- sa société
- économie
- aménagement du territoire
De plus, les chercheurs ont pris en compte des concepts déjà
établis comme les mégadonnées, la mutualisation et vie en réseau, la crowd
coopér’action (circuits courts, entraide), l’âge de raison (prise de conscience
de l’environnement et responsabilisation)
Quatre modèles de ville pour 2030 :
PLANET CITY : la ville s’organise autour d’une
convivialité numérique permettant de vivre, de travailler, d’être partout comme
chez soi. Tout est accessible à tout moment et les performances
environnementales sont remarquables grâce au pilotage intelligent de systèmes
centralisés et à la vigilance des habitants.
CASTLE CITY : c’est une ville autonome avec une gestion
et une organisation protectrice. La ville est un pôle de compétitivité et les
habitants vivent dans une zone urbaine dense. Les particuliers partagent leurs
données comme la santé pour améliorer les services et la prévention. Les
logements comme les véhicules sont modulables.
PATCHWORK CITY : ville organique et désorganisée où les
acteurs privés prennent la place des institutions publiques qui ne peuvent plus
assurer certains services. La ville se développe alors entre ceux qui peuvent
accéder à ces services privés et ceux qui ont des ressources limitées.
SELF CITY : la vie de village s’organise en petites
communautés où prévalent la démocratie participative, la solidarité économique
et sociale, le souci de l’environnement et l’économie circulaire.
Les habitants optimisent les ressources locales et
renouvelables et veulent consommer moins, mieux et local. La ville est
structurée en éco-villages où une place importante est donnée à l’habitat
collectif, aux associations et aux espaces publics.
Modes de transport
combinés : il est possible de voyager avec son vélo ou même de prendre
le train avec une voiture individuelle.
Valorisation des
ressources avec le partage des eaux de pluie : utilisation optimum des
ressources en eau avec collecte des eaux de pluie et recyclage des eaux grises
et noires.
La vie les mains
libres : en faisant des courses sans emballages le consommateur
fait ses courses sur internet ou dans un magasin affichant les produits sur un
mur avec un code. Le consommateur enregistre sa commande et récupère ses
produits dans des contenants réutilisables.
Blog de Béa Johnson www.zerowastehome.com
Troc d’énergie :
chaque habitant peut produire de l’énergie solaire, éolienne, géothermique ou
autre. L’énergie générée est ensuite partagée selon les besoins des habitants.
Ceux qui sont déficitaires paient pour l’énergie consommée, ceux qui sont
excédentaire reçoivent la monnaie locale ou des bons d’achat.
Le futur sera probablement un mélange de ces différents
scénarios. Certaines idées seront mises en œuvre, d’autres seront abandonnées.
Les institutions ont aussi leur part de responsabilité en soutenant certaines initiatives
ou en autorisant le développement de certains projets.
La mise en œuvre d’un plan d’occupation des sols ou la
revalorisation des espaces est importante pour donner une orientation à la
ville de demain. L’évolution des technologies et des mentalités auront aussi
une grande influence sur le futur de nos villes.

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